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Avis d'expert - Juin 2005
Le coaching interne se professionnalise
Employé par l’entreprise, le coach interne aide un salarié à améliorer ses compétences et ses performances. Pour être crédible, ce conseiller doit pouvoir garantir son indépendance et coopérer avec les coaches externes.
Les
motivations qui conduisent une entreprise à s’engager dans une politique de
coaching interne sont variées. Chez AGF, elle favorise la mobilité interne.
Une cellule de 4 consultants – ou coaches – est chargée de l’accompagnement
collectif dans les cas de privatisation, fusion & acquisition et reclassement. "Mais
nous évoluons vers des prestations plus individuelles depuis plus de deux ans",
explique Jean-François Villard, directeur du développement des RH du groupe
AGF.
Améliorer son style de management
| « Les coaches internes tirent leur crédibilité de leur capacité à gérer un paradoxe délicat » |
Chez IBM, le coaching interne fonctionne en libre-service. L’accord, passé entre
un des cinq coaches internes disponibles et son coaché, est moral. Il est
donc possible d’arrêter en cours de route ou de changer de coach. "Les
dirigeants qui ont besoin de renforcer leurs capacités managériales
peuvent se faire accompagner; les équipes qui souhaitent faire part de
non dits peuvent se faire coacher; les managers qui veulent améliorer
leur leadership peuvent se former à un management de style « coaching »",
explique Timothy Stevens, DRH de IBM France. A la
SNCF, la mission des coaches internes est d'aider les managers à anticiper.
"Notre entreprise doit mener d’énormes chantiers de changement", notait
Louis Gallois, le président. "Or c’est une entreprise « hyperstable » qui
revient facilement à sa position initiale…"
Accroître son indépendance
Les coaches internes tirent leur crédibilité de leur capacité à gérer un
paradoxe délicat : leur connaissance des différentes sous-cultures de
l’entreprise, qui s’acquiert dans la durée; et leur neutralité face
aux aléas et ruptures de l’entreprise. Ils cultivent donc cette objectivité,
qualifiée de marginalité par certains.
"Le plus souvent les coaches internes sont rattachés au DRH", note Annick
Richet, présidente de la Commission « Coaching interne » de l’ICFF
(International Coach Federation France). "Mais ils préféreraient être
rattachés au directeur général ou à la présidence. Car ils souhaitent accroître
leur indépendance, notamment quant à la nature du reporting sur l’activité du
coaching"
Mixer coaching interne et externe
Être coach interne offre des avantages. Marie-Hélène Mauvenue-Willieme d’IBM parle de
disponibilité et de réactivité. Par ailleurs, un
consultant interne n’a pas besoin de se faire expliquer le contexte
des situations que vivent ses clients.
Le jugement d’Olivier Devillard, directeur d’une école de formation au coaching,
est plus nuancé. " Les coaches internes ont trop souvent le
défaut de se refermer sur l’entreprise qui les emploie tout en se
posant beaucoup de questions pour savoir à qui ils sont rattachés.
Ceci étant, en tant que coach externe, je suis un militant du
coaching interne. Si je dis quelque chose d’incompréhensible, vu mon
extériorité, le coach interne peut être un allié et jouer le
rôle d'un traducteur. Cette complicité entre le coach interne et
externe doit être développée ". Le mixage semble d’autant plus
nécessaire qu’il permet de lisser les coûts et de croiser
les savoir-faire.
| Pour en savoir plus : |
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ICFF publie un
guide intitulé « Comment réussir l’introduction du coaching interne
dans l’entreprise ? » Contact :
www.icffrance.org |
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